Ruches du Monde en pays Huguenot – 24 septembre 2019

Ruches du Monde en pays Huguenot – 24 septembre 2019

J’ai eu la surprise, lors d’un bref séjour en Drôme provençale, de découvrir près de notre point de chute, un extraordinaire musée appelé « Ruches du monde » à Comps – Dieulefit (nous sommes en pays Huguenot),  à 2 heures de route de Lyon.

L’apiculteur qui a créé cette collection de plus de 200 ruches et de multiples objets liés à la pratique apicole … un sympathique monsieur de 80 ans sûrement, à la parole facile et pleine d’humour, guide la visite pendant  ± 1 heure et accueille les questions avec beaucoup de plaisir.

Cette surprenante exposition présente notamment 1 colonie qui vit dans une ruche délimitée par la paroi du bâtiment et par un paroi en verre en demi-cercle.  Elle doit faire 2 mètres de haut et les galettes de cire plus d’1 mètre.  On peut donc voir à hauteur d’homme (petits et grands) toute l’animation au sein de la ruche et découvrir que d’autres insectes pénètrent dans l’espace par l’entrée aménagée (± 10 cm de diamètre) dans la paroi du bâtiment et le bas de la ruche.  Ces intrusions sont sans problème tant que l’intrus n’approche pas des galettes de cire.  J’ai donc pu observer des guêpes entrant dans la partie inférieure (± 50 cm de hauteur) non occupée par les galettes de cire sans être importunées, mais directement attaquées dès qu’elles approchent du nid.  Les gardiennes ne sont donc pas postées à l’entrée de la ruche mais à la partie inférieure des galettes de cire.

J’ai bien sûr demandé à notre guide depuis combien de temps vivait cette colonie dans cette surprenante ruche de verre, quels soins il lui apportait et comment ?  Il m’a expliqué qu’elle y vivait depuis 11 ans sans aucun soin : pas de nourrissement, pas de traitement varroa, pas de remplacement des cires … rien, il n’a aucun accès à l’espace de vie des abeilles et elles se débrouillent donc en toute autonomie.

 

Il y a aussi une plus petite colonie qui vit entre 2 parois de verre sur 3 hauteurs de cadres de cires superposés, un peu plus larges que les cadres de corps Dadant.   Cette colonie communique également avec l’extérieur par une entrée aménagée dans la paroi du bâtiment. Elle vit donc entre 2 parois de verres, le tout pivotant sur un axe qui permet d’orienter la construction vers les auditeurs suspendus aux lèvres du guide apiculteur quand il explique comment vivent les abeilles, où se trouve la reine (elle est marquée … il a donc accès à cette colonie).

Ces 2 « ruches » sont des outils didactiques sensationnels qui captivent les visiteurs.

Outre ces 2 ruches de verre, le musée comprend quelques 200 ruches d’Europe et d’Afrique principalement, en vanneries, en écorce, en terre cuite, en bois, sculptées, peintes, décorées … bref on en a plein les yeux et notre guide nous explique les innovations successives dans l’histoire de l’apiculture mais aussi les adaptations liées au climat.  Il justifie ainsi les ruches horizontales ( en vannerie, poterie ou bois) qui conviennent aux abeilles des pays chauds parce que cette disposition réduit le risque d’engluage des abeilles par fonte des cires lors des fortes chaleurs … les galettes de cire ayant le plus souvent moins de 20 cm de hauteur.

On y découvre aussi une collection de cages à reine, d’enfumoirs, de presses ou d’extracteurs anciens qui démontrent le génie inventif des passionnés d’abeilles.

Bref, même après 2 ans de formation aux « Abeilles du Hain », il élargi nos connaissances par une série des petites anecdotes qui émaillent sa visite guidée que je recommande chaudement à ceux qui passeraient dans la région.

Pour un avant goût, visitez le site http://www.collections-ruches.com/pages/exposition-annuelle.html.

Je conclurai en remerciant encore toute l’équipe pédagogique du rucher école des « Abeilles du Hain » pour la passion et l’inventivité qu’on y trouve.

Merci Agnès et Jan, merci Marcel, Alain, Daniel. Longue vie au cercle J

Georges

24 septembre 2019


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