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Mois : septembre 2016

Expo Bee Happy – Shopping Nivelles

Expo Bee Happy – Shopping Nivelles

Oubliés ou écartés ?

Désolés de ne pas avoir pu vous y convier, mais c’est par le plus grand des hasards que nous avons appris la présence de l’EXPO de « BEE » HAPPY, organisée du 19 au 24/09/2016 dans le … Shopping de Nivelles.

Admiratifs devant l’organisation de ce type d’opération de sensibilisation, richement illustrée, conscients de l’intérêt commercial d’accueillir une telle exposition sur ce thème « à la mode » qu’est l’abeille(!), nous regrettons le manque de communication envers les sections locales du Brabant Wallon, d’autant plus que l’Abeille du Hain figure bien dans la liste des « Happyculteurs », reprise ci-dessous :

http://www.madeinabeilles.be/nos-happyculteurs/

Dans un dialogue autant respectueux que constructif avec les co-organisateurs, nous avons toutefois manifesté notre besoin légitime de reconnaissance comme cercle apicole local.
Espérons qu’à l’avenir, celui-ci sera entendu !

Il vous est toutefois possible de rencontrer les « SUPER-HEROS » de nos jardins en téléchargeant le lien suivant :
http://beewelcome.be/wp-content/uploads/2016/06/MIA-dossier.pedagogique.beewelcome_web.pdf

Enfin, pour compléter l’ information, 2 ruches ont été installées sur le toit du Shopping de Nivelles qui organise un concours de coloriage destiné aux enfants entre 3 et 10 ans.
A.B & M.D.

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Abeilles sauvages -chronique d’une mort annoncée

Abeilles sauvages -chronique d’une mort annoncée

Abeilles sauvages, chronique d’une mort annoncée

Conférence de l’Antenne interuniversitaire UCL-ULB des Aînés à Nivelles par Michaël TERZO (Maître-assistant à la Haute Ecole de Bruxelles (Institut Defré), collaborateur à l’Université Mons-Hainaut (labo zoologie).
Le 21 mars dernier, monsieur Terzo a présenté à Nivelles une conférence réellement captivante tant sa passion et son expérience du domaine des abeilles sauvages transcendaient sa présentation. Nous allons vous en donner un compte-rendu non exhaustif.
Il y a dans le monde +/- 50.000 espèces d’abeilles sauvages, donc plus à elles seules que tous les vertébrés réunis (29.000 espèces), dont 370 espèces répertoriées en Belgique. Elles offrent des variétés, des couleurs et des modes de vie très différents et parfois extraordinaires. Souvent associées à une seule variété de fleur, ou pondant ses œufs dans des coquilles vides d’escargot… Il s’agit du plus grand groupe d’espèces protégées en Région Wallonne, à savoir 45 abeilles sur les 63 hyménoptères protégés car comme chacun sait, ces derniers sont responsables d’au moins 80% de toute pollinisation.
Or on assiste actuellement au déclin mondial de ces espèces sauvages d’abeilles au même titre que de notre Apis Mellifera. Les scientifiques en ont étudié les causes possibles de ce déclin. Pas d’insectes invasifs, la flore invasive est en général mellifère, pas de problème apparent pour la nidification… Par contre, si on étudie de plus près leur nourriture, on constate de moins en moins de légumineuses dans nos prairies. Or les bourdons de forêts se portent bien, leurs cousins des « steppes » beaucoup moins. La cause principale du déclin des espèces trouverait donc son origine dans la qualité et la variété des fleurs que butinent les insectes, les apiculteurs ne contrediront certes pas ce constat, eux qui sont persuadés du fait depuis longtemps.
Aux USA et en Europe, dans des régions à forte production agricole, on constate principalement la très forte teneur en azote des sols. Par voie naturelle, les légumineuses fixent l’azote atmosphérique, c’était le principe de l’assolement par rotation des cultures entre deux années de céréales (le trèfle par exemple). Mais on lui a préféré des cultures plus « rentables » à l’instar de la betterave sucrière qui pompe l’azote directement dans le sol. Donc, on introduit des quantités énormes d’azote par les intrants agricoles, engrais et lisiers. Les sols se dénitrifient par évaporation et l’azote retombe sous forme de pluie en quantité de 5 à 10 Kg/hectare dans une situation « normale ». Suite à l’agriculture intensive, les quantités sont augmentées exponentiellement, jusqu’à atteindre des taux de 80 KG/ha en Hesbaye, et de l’ordre de 200 Kg/Ha dans les régions d’élevages hors-sol, les porcheries en fait. Les légumineuses perdent alors la compétition avec les plantes qui pompent directement dans le sol, dont les graminées. La boucle est bouclée, car on se dirige alors vers des espaces « sauvages » déterminés eux aussi par des monocultures avec par exemple des rives de rivières couvertes uniquement d’orties.
En conclusion, l’utilisation des engrais chimiques azotés amène la fin de la biodiversité par une saturation en azote des sols défavorisant les légumineuses. Cette diminution de la biodiversité florale induit la diminution du nombre d’insectes qui y sont inféodés et donc la disparition de nombre d’abeilles solitaires et/ou sauvages. Conjugué aux micro-doses de pesticides qui ne tuent pas, mais affaiblissent leur système immunitaire, on ne s’étonnera pas de la mauvaise situation actuelle.

Quelques solutions proposées et pièges à éviter

La Région Wallonne, prolongeant ainsi les décrets européens, a mis en œuvre un plan de méthodes agrigouvernementales qui devraient à terme relancer un peu la biodiversité de nos régions. Nous connaissons tous les fauchages tardifs, mais on propose aussi aux agriculteurs de planter des bordures herbeuses extensives, des bandes fleuries, de conserver ou de rétablir des prairies naturelles ou à haute valeur biologique, tout en prônant la couverture hivernale des sols et une plus faible charge de bétail à l’hectare. Le but étant de créer des liens entre différents biotopes. Il semble que l’opération est un succès et que les agriculteurs commencent eux aussi à réfléchir. Ils ont plus encore que la majorité des citoyens connu leurs grand-pères qui cultivaient beaucoup plus en phase avec la nature. En tout cas, les crédits alloués pour les primes sont d’ores et déjà dépassés et on a dû déterminer un seuil maximal de 9% des superficies consacrées aux mesures agrigouvernementales sur les exploitations. Attention tout de même à être attentifs aux pièges qui ont nécessité des correctifs parmi les mesures mises en œuvre. Il faut à tout prix éviter les plantations monospécifiques. Il y a un temps de floraison, l’abeille s’y installe, mais ensuite, il n’y a plus rien à manger. Et notre abeille est bien incapable de déménager son nid, de plus, elle est amenée à une pollution génétique en mélangeant les espèces avec leurs hybrides produisant peu ou pas de pollen. On déforcerait alors les futures générations.
Chez soi, il est très simple d’améliorer la situation des biotopes. Eviter les plantes exotiques et semer des fleurs autochtones sauvages et/ou mellifères… Planter des haies variées (viornes, bourdaines, etc.) qui fleuriront à plusieurs périodes de l’année… Conserver les arbres morts… Créer des nids à bourdons (pots retournés enterrés dans le sol) et des abris pour les abeilles sauvages (quelques morceaux de bambou, ou laisser proliférer un roncier qui est un biotope à lui seul).
En général, nos amis apiculteurs sont attentifs à la biodiversité et ont intégré depuis longtemps ces pratiques. Continuons à en faire part à nos familles, amis et connaissances.
Ceci serait notre contribution, humble certes, mais ô combien nécessaire pour viser à une amélioration de la situation de la nature autour de nous.

AFSCA , Nouveau programme de surveillance de la santé des abeilles

AFSCA , Nouveau programme de surveillance de la santé des abeilles

Objet : Nouveau programme de surveillance de la santé des abeilles

L’AFSCA lancera à l’automne 2016 un nouveau programme de surveillance de la santé des abeilles

Fin 2014, le projet pilote européen Epilobee, dans le cadre duquel une étude sur la santé des abeilles a été réalisée, s’est achevé. À court et moyen terme, il n’y aura pas de suite à ce projet au niveau européen. Etant donné que le projet Epilobee a été perçu de façon très positive par le secteur apicole, la communauté scientifique et le monde politique, il a été décidé de lancer à l’automne 2016 un nouveau programme de surveillance de la santé des abeilles. Ce programme se base sur les expériences acquises au cours du projet Epilobee ainsi que sur les différents avis scientifiques qui ont été publiés depuis lors. L’objectif principal du programme est de déterminer la mortalité des abeilles de manière objective. De plus, les liens possibles entre la mortalité des abeilles et les causes les plus fréquemment évoquées seront examinés. Sur base de l’information obtenue, les autorités pourront continuer à définir la politique sanitaire vis-à-vis des abeilles.

Deux cent apiculteurs seront sélectionnés arbitrairement dans la base de données de l’AFSCA. La participation au projet sera volontaire. Chaque apiculteur fera l’objet de 3 visites : une première fois à l’automne 2016 afin de définir la santé initiale du rucher. Une deuxième et une troisième série de visites suivront au printemps et à l’été 2017, durant lesquelles on examinera la mortalité hivernale et saisonnière des colonies suivies.

En plus de la mortalité des abeilles, on étudiera également différentes maladies des abeilles. Dans chaque colonie sélectionnée, un dénombrement de varroas sera réalisé. Dans chaque colonie, un échantillon sera également prélevé en vue d’un examen de nosema. Lors de chaque visite, chaque colonie sera examinée cliniquement. Si l’on constate des symptômes de maladie, des échantillons supplémentaires seront prélevés en vue d’une analyse de laboratoire sur la loque américaine, la loque européenne, nosema et varroa. Chaque rucher sera contrôlé quant à la présence de petits coléoptères des ruches et des acariens tropilaelaps.

En plus, un échantillon de pollen sera prélevé dans chaque rucher en vue d’une analyse sur des résidus chimiques (e.a. de pesticides, fongicides, …). Le but de cette analyse est dans un premier temps d’obtenir un aperçu des résidus présentes dans la ruche. Dans un deuxième temps, on essayera d’examiner dans quelle mesure il existe un lien potentiel entre la présence de certains résidus et la constatation de certaines anomalies ou d’une mortalité chez les colonies d’abeilles suivies.

Enfin, le programme prévoit également une surveillance accrue du petit coléoptère des ruches. A l’heure actuelle, l’AFSCA a défini 8 zones à risques pour l’introduction possible du coléoptère. Il s’agit de zones se trouvant dans l’environnement immédiat des ports et aéroports internationaux : Zaventem, Liège, Charleroi, Anvers, Gand, Ostende, Zeebruges et le territoire belge limitrophe à l’aéroport de Maastricht-Aachen (région Lanaken-Maasmechelen). Au sein de chaque zone à risque, et là où c’est possible, 3 ruchers « sentinelles » seront sélectionnés pour faire l’objet d’un suivi. Les apiculteurs seront informés sur les caractéristiques du coléoptère, sur ce qu’il faut faire lors de la découverte de coléoptères suspects, etc. En outre, dans ces ruchers, on placera aussi des pièges qui seront régulièrement contrôlés. Les ruchers « sentinelles » font partie des 200 ruchers qui sont suivis dans le cadre du nouveau programme de surveillance et qui feront donc aussi l’objet de 3 visites au cours desquelles les analyses et les échantillonnages prévus seront réalisés.

Pour obtenir de plus amples informations sur ce projet, veuillez consulter le site internet de l’AFSCA :

http://www.favv-afsca.fgov.be/apiculture/santeanimale/

Les résultats (intermédiaires) du projet y seront régulièrement publiés. Les résultats finaux du projet 2016-2017 sont attendus d’ici fin 2017.

Le SPF Santé publique enquête sur les plaintes d’apiculteurs belges

Le SPF Santé publique enquête sur les plaintes d’apiculteurs belges

Le SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne Alimentaire et Environnement a lancé des recherches après le signalement de plusieurs cas de « mosaïque » par des apiculteurs belges. Ce symptôme apparaît lorsque les œufs et les larves d’abeilles ne se développent pas normalement.

Fin juillet, un premier cas a été signalé au SPF Santé publique par un apiculteur qui a observé un développement en mosaïque du couvain dans ses ruches. Ce phénomène signifie que les œufs et les larves d’abeilles ne se développent pas ou se développent de façon incomplète, ce qui met en danger la croissance des populations d’abeilles. Depuis, une dizaine de notifications similaires ont été déposées par d’autres apiculteurs, laissant supposer un lien entre les différents cas. La DG Animaux, Végétaux et Alimentation du SPF cherche à savoir si la cire d’abeille utilisée pour construire les rayons est la cause du problème.

Après la première plainte, les experts du SPF Santé publique se sont immédiatement rendus chez l’apiculteur et ont prélevé des échantillons de cire d’abeille pour les examiner et les analyser. Etant donné qu’une dizaine d’apiculteurs ont signalé le même problème en quelques jours, la recherche s’est également orientée vers le producteur de rayons de cire chez qui s’approvisionnent les apiculteurs et on a cherché un lien entre les différentes notifications. Les premiers résultats d’analyse ne montrent pas de présence anormale de pesticides ou d’autres polluants tels que les métaux lourds et les HAP dans les rayons de cire. Le SPF Santé publique oriente maintenant ses recherches vers d’autres causes possibles. Une enquête a notamment été lancée sur le savon utilisé dans la production de rayons de cire et sur le respect des règles de fabrication. Une combinaison de polluants et de conditions particulières pourrait aussi être la cause du problème.

En collaboration avec des associations et des fédérations d’apiculteurs, le SPF a lancé un appel pour que les nouveaux cas soient signalés immédiatement, afin d’évaluer correctement l’ampleur du problème. Par le biais de ces organisations, le SPF émet en même temps des recommandations aux apiculteurs afin de minimiser le préjudice causé aux populations d’abeilles. S’ils constatent que des rayons de cire posent problème, il leur est conseillé de les enlever immédiatement et de les conserver pour être analysés. Une analyse comparative des «bons» et des «mauvais» rayons de cire donnera peut-être un nouvel éclairage sur l’enquête.

http://www.health.belgium.be/fr/news/le-spf-sante-publique-enquete-sur-les-plaintes-dapiculteurs-belges