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Author: Abeille du Hain

La propolis -V Gillyns

La propolis -V Gillyns

Résumés de la conférence organisée par l’Abeille du Hain le 20/11/2015 sur le thème de la propolis, préparée et présentée par Véronique Gillyns.

Ces 2 résumés vous permettront d’avoir une synthèse exhaustive de la conférence.

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Résumé de Joel Fery

Le nom de propolis vient grec pro qui signifie « en avant » et polis « ville ou cité », donc « en avant de la cité ». Ce nom vient du fait que les abeilles se servent de la propolis pour réduire l’entrée de la ruche en bouchant certains trous d’accès afin de mieux se défendre ou de se protéger des courants d’air.
Les Egyptiens ont copié les abeilles pour embaumer leurs morts et qu’à-travers des siècles, la propolis a été remarquée pour ses grandes vertus thématiques.
Les abeilles récoltent cette substance visqueuse sur certaines parties de végétaux, essentiellement sur les :
– bourgeons de certains arbres comme le peuplier qui est la source la plus importante, le bouleau, l’aulne, le chêne, l’orme, le frêne, le saule, le marronnier d’Inde et le prunier. Celle-ci est transformée en un mastic végétal par l’apport de cire et de sécrétions salivaires. – Écorces des conifères (pins et épicéas)
Aux heures les plus chaudes de la journée, les abeilles les plus âgées et spécialisées dans cette activité, vont récolter la propolis à l’aide de leurs pattes antérieures et de leurs mandibules. Elles étirent la particule récoltée en un fil jusqu’à ce qu’il cède. Elles procèdent de la même manière que pour le pollen, en entassant la propolis dans l’une des corbeilles de ses pattes postérieures à l’aide de ses autres pattes jusqu’à devenir une pelote (plus petite que celle du pollen parce que plus lourde en densité).
La récolte de la propolis a lieu en début de saison et principalement en fin de la miellée d’été, elle est inversement proportionnelle à celle du nectar et plus favorisée en région boisée qu’en plaine.
Il faut que la température dépasse les 20° C pour que la récolte s’effectue dans de bonnes conditions, la propolis est alors tendre et malléable.
La récolte est aussi liée à la race de nos abeilles, les Caucasiennes étant plus adaptées à ce travail.
Les abeilles ne stockent pas de propolis dans les cellules, celle-ci est prise en charge par des ouvrières soit à l’entrée de la ruche soit directement à l’endroit où elle sera utilisée :
– soit comme mastic pour colmater les cavités (protection contre l’humidité) ou fixer des pièces mobiles (cadres, hausses, …) à l’aide d’un mélange de cire et de résine – soit pour éviter le développement de moisissures ou autres agents pathogènes, les abeilles tapissent toute la ruche de propolis – soit pour embaumer et momifier les intrus (souris, escargots, …) s’ils ne peuvent être évacués de la ruche

Véronique nous fait sentir de la propolis qu’elle a renfermée dans une petite boîte en plastique. Elle explique que sa consistance varie en fonction de la température. A 15° C, elle est dure et friable, au fur et mesure que la température monte, elle devient molle et malléable (autour de 30° C), puis entre 30 et 60° C, elle devient collante et gluante.
Le point de fusion de la propolis se situe autour de 60 à 70° C (parfois 100° et plus). Elle a une odeur agréable lorsqu’elle est brûlée. Sa couleur peut passer de l’ocre au rouge, au vert et au brun-noir.
Composition de la propolis : 55 % de résines et de baumes, 7 % d’huiles essentielles, 30 % de cire, 3 % de pollen, 5 % de matières diverses organiques et minérales.
La propolis est insoluble dans l’eau froide (elle l’est partiellement par des produits non recommandés par la santé : acétone, alcool, anomique, benzène, chloroforme, trichloréthylène, etc).
Chauffée au bain-marie entre 62 et 65° C, la cire contenue va fondre et flotter, tandis qu’une partie visqueuse (la propolis dont la densité est de 1,11 à 1,20 selon le point de récolte) va se déposer au fond. En refroidissant, la cire appelée cire de propolis, va durcir, il ne restera qu’à la retirer et surtout ne pas la jeter car elle peut être utile dans le domaine apicole.
L’action de la propolis est étendue, elle permet de lutter contre les angines, pharyngites, laryngites, sinusites, la mauvaise haleine et l’apparition des caries, les gingivites, les aphtes, le déchaussement des dents, les douleurs dentaires causées par le chaud et le froid, les coupures et blessures cutanées, les engelures et crevasses, les brûlures (coups de soleil au 1er degré), les abcès cutanés et furoncles, les cicatrisations lentes et difficiles, les cors aux pieds, durillons, callosités, les verrues et certaines formes d’eczéma.
Véronique rappelle qu’un diagnostic et un avis médical est toujours nécessaire avant d’entamer un traitement.

Récolte et conservation de la propolis
– Soit par raclage et grattage des cadres ou des parois de la ruche de préférence par température assez basse, la propolis est alors dure et friable et se détache mieux – soit à l’aide d’une grille à propolis posée [toujours du même côté] sur le corps de la ruche à la place du couvre-cadres. Cela va engendrer un courant d’air et les abeilles vont s’empresser de combler de propolis les trous de la grille. La grille est pliée et placée dans le congélateur durant 24 heures. A l’aide d’un couteau, il faut gratter rapidement la récolte (20’ maximum, après ça colle !).
Le conseil de Véronique est de vérifier au préalable si la grille entre bien dans le congélateur, cela évite de mauvaises surprises.
Le moment idéal de la récolte de propolis se situe après l’extraction d’été, quand les abeilles se préparent à hiverner.
La récolte varie entre 100 et 300 gr/an.
La propolis récoltée contient de la cire et autres particules de saleté (morceaux d’abeilles ou de bois, végétaux). Pour qu’elle devienne consommable, elle doit être purifiée ; il faut la dissoudre dans une base hydro-alcoolisée pour séparer les impuretés, la cire et le pollen, cela permet de conserver les éléments actifs tels que la résine, les baumes et les huiles.
La conservation se fait dans un récipient opaque, bien fermé, à l’abri de la chaleur et de la lumière. Le stockage de longue durée n’altère pas ses pouvoirs antibactériens.

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Quelques recettes :
La teinture-mère (teinture alcoolique de propolis) :
Dissoudre à froid une à deux parties de propolis pilée (de préférence) avec dix parties d’alcool éthylique à 70° C.
Placer ce mélange dans un récipient en verre opaque bien fermé.
Laisser macérer à température ambiante pendant deux semaines en agitant le mélange régulièrement deux fois par jour (afin de permettre aux molécules d’entrer en contact avec un maximum de composés).
Après filtration (filtre à café ou bas nylon), le produit obtenu est appelé teinture-mère et est composé d’alcool et d’extrait mou. Ce dernier peut être utilisé en sirop, inhalations, crèmes dermiques.
Ce qui n’a pas été dissous ne sera pas forcément jeté car il contient toujours des composés actifs et peut être à nouveau mélangé à de l’alcool pour une proportion de 1 à 10, la macération durera de 2 à 3 mois. Après filtration, cette dissolution de qualité inférieure pourra être utilisée pour badigeonner l’intérieur des ruches au printemps.
Les recettes de Véronique :
Pommade à base de propolis :
Applications cutanées externes (cicatrisation)
– 10 g d’extrait mou de propolis ( L’extrait mou de propolis est obtenu au moment de la filtration de la teinture mère. L’extrait mou est donc tout ce qui n’a pas été dissous dans l’alcool
– 10 g de lanoline
– 10 g de vaseline – Mélanger les ingrédients
Remarque : la lanoline et la vaseline peuvent être remplacées par de la crème de trayon (20 % de teinture mère et 80 % de crème de trayon)
Sirop pour la toux à base de propolis :
– 150 ml d’infusion de thym – 20 g d’extrait mou de propolis – Miel selon le goût – Jus de citron
Dissoudre les ingrédients dans l’infusion à 70° C maximum et filtrer.
Boire une cuillère à soupe trois fois par jour.
[En laissant la teinture-mère à l’air durant quelques heures, l’alcool va s’évaporer et la solution s’adoucir afin de préparer un sirop pour les enfants avec du miel d’acacia. Références : http://www.abeillesetcervides.com/page81.html]
Beurre de propolis (ulcère à l’estomac)
Mélanger de la teinture-mère au beurre jusqu’à saturation.
Solution pour inhalation
Fondre au bain-marie 60 g de propolis et 40 g. Inhaler matin et soir pendant dix minutes

Utilisations diverses
Vernis à l’huile de lin (traitement du bois)
800 g d’huile de lin
250 g de cire d’abeille
400 g de propolis
Vernis de Russie (pour les bois très exposés ou précieux)
200 g d’huile de lin
50 g de cire d’abeille
100 g de propolis

Chauffer prudemment au bain-marie tous les ingrédients afin d’obtenir un mélange homogène.
Après quinze jours, appliquer l’enduit à chaud sur le bois. (peut se faire à l’aide d’un sèche-cheveux). Laissez reposer deux jours et ensuite polir à l’aide d’un chiffon doux.
Remarque: attention, danger, la cire flambe à 200° C.

Véronique termine son exposé en nous conseillant la lecture d’un ouvrage intitulé « La propolis », Docteur Yves DONADIEU, éditions DANGLES, 2008, vendu au prix de 10 €.
Référence d’un site repris dans cet ouvrage : www.piktos.fr.

Pour le vernis, la propolis est à utiliser à l’état brut.
Ci-dessous, vous trouverez d’autres recettes peut-être plus explicatives:
Vernis protecteur : Excellent pour protéger le bois et empêcher la rouille des objets métalliques. Dissoudre dans l’alcool à brûler ou méthanol 2 parts de propolis pour 10 parts de méthanol. Ensuite filtrer pour avoir un vernis propre. Cette dissolution peut être faite à base de propolis de grattage. Les résidus seront jetés. Le verni à la propolis obtenu après dissolution dans de l’acétone pénétrera plus profondément dans le bois et protègera celui-ci contre les intempéries et servira d’antibactérien.
Vernis concentré : Peut servir pour greffer les végétaux (remplace la cire à cacheter), boucher les fuites, colmater les fissures des fûts, faire des joints en menuiserie, antirouille pour tuyaux de poêle ou autres. Cassez en morceaux la propolis épurée, la placer dans un récipient hermétique et verser de l’alcool jusqu’au niveau des débris de propolis. Laissez dissoudre. Vous obtenez alors un vernis que vous pouvez étendre au pinceau et qui pourra éventuellement vous servir d’antirouille. Il sèche très vite et devient brillant à la chaleur. Après une plus longue évaporation, il servira de pâte à greffer à colmater et à cacheter. On peut aussi le colorer avec de la couleur en poudre.
Vernis à l’huile de lin : Pour le traitement du bois.
800 g d’huile de lin
250 g de cire d’abeille pure
400 g de propolis
Fondre au bain-marie jusqu’à dissolution complète. Produits inflammable à faire sous surveillance et de préférence sur taque que sur flamme !
Vernis à l’alcool : pour l’entretien.
Peut être utilisé pour l’entretien alors que celui à base d’huile de lin est recommandé pour nourrir le bois car il pénètre plus profondément :
Propolis 150 g.
Alcool à brûler ou méthanol 1 litre
Soyez bien prudent lors de la réalisation de ces vernis car certains produits sont inflammables.

Joël Fery, élève 1e année.

 

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Résumé de Daniel Mathieu

Le terme « propolis » vient du grec et signifie « en avant de la cité ».

La propolis était bien connue des Égyptiens anciens; ils l’utilisaient à des fins thérapeutiques et pour embaumer leurs morts.
Aristote a mentionné la propolis dans ses écrits comme remède contre les plaies et les affections de la peau.
Pline l’Ancien a également parlé de la propolis ainsi qu’Avicenne.
Ambroise Paré (16ème siècle) a étudié ce produit de la ruche qui a été très utilisé plus tard lors de la guerre des Boers en Afrique du Sud.
On constate que ce précieux produit de la ruche a été utilisé de manière très variable en fonction des époques.
C’est à un biologiste danois, Aagaard, que l’on doit le procédé pour purifier la propolis.
Le Dr Yves Donadieu a écrit un ouvrage spécifique à ce produit de la ruche.

Les principes actifs de la propolis sont de nombreux flavonoïdes qu’elle contient.
Elle comporte également des composés phénoliques, des acides organiques, des terpènes, des huiles essentielles, des vitamines (A & B) et de très nombreux oligoéléments.

La propolis provient des bourgeons de certains arbres : le Peuplier (principale source en Belgique), l’Orme, le Saule, le Bouleau, l’Aulne ainsi que des conifères.
La propolis protège les bourgeons des arbres.

Ce sont les abeilles les plus âgées qui récoltent la propolis. Ce travail très spécialisé est assuré par un nombre très restreint de butineuses. Il a lieu à des températures supérieures à 20° C (permettant la manipulation de la substance).
Les pelotes de propolis sont plus petites que celles de pollen car elles sont plus lourdes. Les abeilles qui la rapportent la déchargent directement sur le lieu d’utilisation dans la ruche.

La récolte dépend de facteurs
• saisonniers – début de saison et fin de miellée
• géographiques – en zone boisée, la propolis est plus abondante et donc plus exploitée
• le climat – températures supérieures à 20° C
• la race – les caucasiennes sont connues comme propolisant beaucoup

Les abeilles l’utilisent en la mélangeant à de la cire. Plus la zone à propoliser est grande et plus les abeilles la mélangeront à de la cire.
Elles l’utilisent pour colmater les fissures, protéger la ruche de l’humidité, éviter le développement des moisissures, réduire le trou de vol et pour embaumer le corps de leurs ennemis qu’elles ne peuvent évacuer de la ruche.

La propolis est de consistance variable :
• dure et cassante à 15° C
• molle et malléable à 30° C
• collante et gluante à 60° C

Elle est de saveur âcre et amère.
Son odeur est variable, mais toujours agréable.
Sa couleur varie en fonction de sa provenance (ocre, brun, noir, rouge, vert…).
La propolis est pratiquement insoluble dans l’eau froide.
Elle est soluble dans l’eau chaude, dans le benzène, l’acétone, le trichloréthylène, le chloroforme…

La propolis récoltée de la ruche est composée, en moyenne, de
• 55 % de résines et baumes
• 7 % d’huiles essentielles
• 30 % de cire
• 3 % de pollen
• 5 % de matières organiques et minérales

On a identifié plus de 300 composants différents. Ces composants sont variables en quantité et qualité. Pour cette raison, on ne peut pas qualifier la propolis de médicament.

On récolte la propolis par grattage dans la ruche ou en ayant recours à une grille spéciale que l’on utilise à la place du couvre-cadres. La récolte de la propolis peut exciter les abeilles.
La grille est grattée après avoir séjourné au congélateur.
On peut récolter de 100 à 300 g de propolis par ruche et par an.
La propolis est conservée dans des boîtes hermétiques à l’abri de la lumière et de la chaleur.

La propolis récoltée dans la ruche doit être purifiée.
Elle est placée dans de l’eau et est chauffée au bain-marie.
La cire va surnager au-dessus du liquide et la propolis va décanter au fond du récipient.
Le tout est ensuite refroidi. La cire est enlevée et le reste est filtré.

Pour préparer la teinture mère, on mélange 1 à 2 parties de propolis purifiée et pilée à 10 parties d’alcool éthylique à 70°.
Le mélange est placé dans un récipient en verre opaque bien fermé.
Le mélange est agité régulièrement 2 fois / jour pendant 2 semaines.
Il est ensuite filtré au travers d’un tamis très fin (style bas nylon).
Le reste peut être utilisé dans l’enfumoir.

La propolis peut être utilisée en apithérapie pour des affections de la sphère ORL (angines, laryngites, pharyngites et sinusites), en stomatologie (hygiène bucco-dentaire, inflammations des gencives, aphtes, névralgie dentaire) et en dermatologie (engelures, crevasses, abcès, furoncles, eczéma, verrues).

La propolis peut également être utilisée pour fabriquer des vernis.

Résumé réalisé par Daniel MATHIEU, apiculteur et conférencier apicole

Projet européen sur les abeilles -enquête auprès des apiculteurs

Projet européen sur les abeilles -enquête auprès des apiculteurs

Cher ami apiculteur,

Je suis professeur d’écologie et de systématique à l’université de Mons. Je travaille depuis plusieurs années sur la conservation des abeilles sauvages mais j’entame maintenant de nouveaux projets sur l’abeille mellifère.

Je vous contacte pour vous demander votre soutient pour une étude réalisée dans le cadre d’un projet européen pour lequel je représente la Belgique, en partenariat avec l’Université libre de Bruxelles et le CARI.

Nous cherchons à contacter des apiculteurs de votre cercle apicole afin de leur demander de répondre, en ligne, à un bref questionnaire. Ce questionnaire ne prend pas plus de 20 minutes pour être complété. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre quelles sont les cultures agricoles et les ressources florales préférées par les apiculteurs pour leurs ruches et pourquoi, et ce à l’échelle européenne. Nous espérons que les résultats de cette étude alimenteront les futures règlementations sur l’aménagement des territoires pour aider les apiculteurs à conserver leurs colonies. Ces résultats seront publiés sous la forme d’un article dans une revue scientifique de référence, et nous nous efforcerons de l’adapter pour le rendre accessible à un large public. De plus nous nous engageons à le présenter lors de conférences et de réunions d’apiculteurs. Cette étude est financée par le programme de recherche Super-B (http://www.superb-project.eu/), et a été conçue, gérée et sera analysée par l’université de Reading (Royaume-Uni). L’université de Mons, l’Université libre de Bruxelles et le CARI n’ont pas reçu de financement pour cette étude mais participe à son analyse scientifique. L’ensemble des réponses restent entièrement anonymes. L’apiculteur peut retirer sa participation à cette enquête à n’importe quel moment avant sa publication en me contactant, Denis Michez au 0478376625 ou par e-mail denis.michez@umons.ac.be, et en mentionnant le numéro d’identification de votre questionnaire (ce numéro est lié à vos réponses mais l’enquête ne collecte pas vos données personnelles, elle reste donc anonyme).

Je peux aussi me déplacer si vous avez l’une ou l’autre réunion prévue pour remettre des formulaires en version papier et aider à répondre aux questions.

Voici le lien vers le formulaire à compléter : https://readingagriculture.eu.qualtrics.com/SE/?SID=SV_6nHN1vEAfS1Ij1H

Si vous acceptez de le diffuser auprès de vos membres, pourriez-vous me le signaler, et me mettre en Cc ? Je peux aussi me charger moi de la diffusion de la demande si vous m’envoyer les contacts. J’ai simplement besoin de savoir combien de personnes ont été contactées pour évaluer l’efficacité de cette enquête.

Je suis à votre disposition pour de plus amples information.

D’avance merci pour votre soutient.

Bien cordialement,

Denis Michez

Prof. Dr. Denis Michez

Université de Mons

Laboratoire de Zoologie

23 place du parc

7000 Mons

http://www.atlashymenoptera.net/

Abeilles en danger, une fois de plus

Abeilles en danger, une fois de plus

Bonjour à tous,

Les abeilles ont déjà beaucoup de mal aujourd’hui avec les pesticides, le varroa etc… mais il y a un risque qu’elles souffrent encore plus dans notre région. Il y a en effet un projet d’implantation de deux éoliennes à Ophain, à quelques centaines de mètres de Wauthier-Braine. Ces éoliennes feraient 150m de haut (presque 4x la hauteur du Lion de Waterloo qui en fait 40.5m) et seraient visibles dans un rayon d’au moins 15 kms. En plus de des effets négatifs sur les oiseaux, les chauves-souris et le paysage, il y a un effet négatif sur les abeilles.
Certains apiculteurs, aux Etats-Unis notamment, ont connus une augmentation de la mortalité des abeilles après implantation d’éoliennes. La raison serait les infrasons émis à grande distance par les éoliennes qui interfère avec les modes de communications des abeilles.
En voici l’explication :
Il n’existe pas encore d’étude spécifique sur l’effet des éoliennes sur les abeilles domestiques. Par contre, il existe des études sur les fréquences de perception de l’abeille ainsi que sur les fréquences d’émission des éoliennes. Le souci est que les éoliennes émettent dans la même fréquence qu’un moyen de communication des abeilles : les vibrations.
Voici les données connues :
Les abeilles communiquent par de nombreux sens : un de ces sens est le son. Elles perçoivent tant les sons portés par l’air que les vibrations portées par des objets solides et ces deux éléments sont importants pour la communication. La perception des vibrations par des objets solides se fait essentiellement dans les infrasons, c’est-à-dire entre 0 et 500 Hz. Ce mode de communication a entre autres une fonction importante dans la danse des abeilles et dans la communication entre ouvrières et reine.
Le souci est que les éoliennes émettent justement des infrasons dans ces gammes de fréquences-là. En effet, la pression sonore a été étudiée dans les infrasons à plusieurs distances. Il semblerait que jusqu’à 3,2 kms, la pression sonore reste proche de 30 décibels. Malheureusement l’étude n’a pas été plus loin que 3,2 kms.
La présence d’éolienne risque donc très fort de perturber les colonies locales d’abeilles mellifères. Sans rentrer dans le débat pour ou contre l’éolien, il est important que les politiciens tiennent compte des réalités de terrain : de ce cas-ci, la présence d’un cercle apicole très actif à moins de 3kms de l’endroit où ils comptent implanter des éoliennes est un non-sens, et ce surtout vu l’absence d’études sérieuse sur l’effet des éoliennes sur les abeilles. Ceci s’ajoute à l’effet des éoliennes sur les oiseaux : les oiseaux de proie sont très sensibles car ils ne voient pas les pales qui bougent jusqu’à 300km/h et ils se font donc déchiqueter. De plus, les chauves-souris sont attirées par les éoliennes à causes des vibrations et la suite n’est pas belle à voir… On retrouve beaucoup de cadavres en dessous d’éoliennes.

Vous trouverez plus d’informations dans ce document : Projet éolien Lettre type apiculteur

Comment agir ?

Une chose est sûre : si nous ne faisons rien les éoliennes seront là demain. Le souci est que lorsqu’ils ont le permis pour 2 éoliennes, rien ne les empêche d’agrandir le parc et de faire comme à Perwez… Préparez-vous donc à avoir un champ monstrueux d’éoliennes dans les prochaines années.
Visiter le blog et informez-vous ; il reste quelques jours pour écrire à la commune.
Vous pouvez remplir la lettre type  avec vos coordonnées, la scanner et la renvoyer par mail à eoliennes.ophain@gmail.com , à moi ou alors simplement la déposer chez Agnès & Jan. Le comité éolien va ensuite rassembler en envoyer ces lettres à la commune concernée.

Lettre type apiculteurs version doc –   Lettre type apiculteurs version pdf

Attention, l’échéance est le 17/11 car l’enquête publique termine le 18/11 à 11h mais il faut le temps de rassembler et trier les lettres.
N’hésitez pas à me recontacter pour plus d’informations.

Apicolement,
d’Hoop Sacha

Notions d’ergonomie en apiculture

Notions d’ergonomie en apiculture

Marcel souhaite partager la dernière page de son blog personnel avec les apiculteurs qui le souhaiteront.

En vous rendant sur le lien ci-dessous, vous y découvrirez quelques premiers conseils sur une problématique, qui selon Marcel, mérite d’être abordée en apiculture.

http://debeckermarcel.skynetblogs.be/archive/2015/10/index.html

Marcel restera bien sûr attentif à d’éventuelles remarques constructives, si le coeur (ou le dos) vous en dit .

Place aux enfants – 17 octobre 2015

Place aux enfants – 17 octobre 2015

C’est avec une grande joie que le cercle apicole l’Abeille du Hain a collaboré
à l’organisation de « Place aux Enfants » en ce samedi 17 octobre 2015.

Une belle réussite selon les bénévoles du cercle qui se sont succédé
pour accueillir les groupes d’enfants au rucher situé au sentier Caramand, à Braine-le-Château.
Nos apiculteurs présents ont réussi à transmettre leur passion en adoptant une pédagogie de terrain, dans un souci de partage et dans une ambiance conviviale.
Je suis persuadé que chaque enfant a pu trouver une réponse claire à ses questions
et préoccupations sur le monde fascinant de l’apiculture

Les enfants ont, entre autre, pu admirer les ruches et le vol téméraire de rares abeilles,
prendre conscience de l’importance des celles-ci dans la pollinisation, découvrir la cire sous différentes formes, s’intéresser à la vie sociale des abeilles, s’émerveiller devant la ruche vitrée située dans le chalet du rucher et … goûter au miel artisanal, si sain et savoureux.
Gageons que les enfants transmettent leurs diverses découvertes à leurs proches et amis
afin que le monde de l’apiculture soit mieux connu par un maximum de personnes.
La Nature et les Abeilles ont tout à y gagner !

Pour rappel, ce rucher permet aux visiteurs – petits & grands – d’approcher le monde de l’apiculture en douceur.
En prenant contact avec le cercle apicole de l’Abeille du Hain, soit par tél. au 02/366 03 30
soit via internet -> http://www.abeilleduhain.be/ ou abeilleduhain@live.be
– en fonction des saisons et des disponibilités des membres apiculteurs diplômés –
il vous sera également possible d’approcher ce monde fascinant qu’est l’apiculture.

Finalement, que les organisateurs de « Place aux Enfants 2015 » soient remerciés pour la belle organisation, autant que les apiculteurs bénévoles présents pour leur accueil des enfants dans les meilleurs conditions.

Marcel

PS: ci-dessous quelques clichés promis aux enfants, en guise de souvenir !

API place aux enfants 2015 4 API place aux enfants 2015 5 API place aux enfants 2015 3 API place aux enfants 2015 2 API place aux enfants 2015 1 API place aux enfants 2015 0 API place aux enfants 2015 6

Traitement aux huiles essentielles et année apicole – conférence Mady Gilson -sept 2015

Traitement aux huiles essentielles et année apicole – conférence Mady Gilson -sept 2015

Compte rendu (succinct) de la conférence du 18/09/2015 animée par Madame Mady Gilson, organisée par l’Abeille du Hain à la Maison du Bois du Haumont.
Sujet : Traitement aux huiles essentielles et année apicole.
La conférencière a attiré notre attention sur l’inefficacité de certains produits commerciaux pour le traitement contre le Varroa. Elle nous a fait part d’imprécisions, qui sont restées sans réponses de la part des fabricants, relatives à la posologie à appliquer.
Après son cheminement, parfois malheureux car perte de colonies, elle a découvert les travaux de M. Ludovic Labeste (diplômé de sciences pharmaceutiques, toxicologiques et environnementales) avec qui elle a échangé les résultats de plusieurs tests effectués sous sa direction scientifique.
La première formule mise au point par M. Labeste permettait de maîtriser la population de varroa, mais n’était pas létale pour l’acarien. La dernière formule, acaricide, est présentée, ainsi que le protocole de fabrication et d’application sur la page suivante :
http://www.apiservices.com/articles/fr/nouveau_trairement_huiles_essentielles_varroa.htm
L’adresse de contact du docteur Ludovic Labeste, figurant sur certains sites (ludovic.1@neuf.fr), n’est plus d’actualité. Selon Mme Gilson, ce dernier préfère se concentrer sur son travail et est dès lors injoignable via l’adresse mail proposée.
Il est recommandé de « pratiquer » avec des huiles chémotypées impliquant toutes les précautions d’usage lors des préparations (irritation, …).
Malgré qu’elle déconseille le « traitement aux huiles essentielles » pour l’apiculteur débutant, Maguy propose d’utiliser, comme languettes de diffusion, des morceaux de papier à dessin Canson (120 g / m²) de 15 cm x 4 cm (pour les petites ruches) ou 22.5 cm x 4 cm (pour les ruches de grand volume). Les petites languettes sont imprégnées avec 5 ml de solution ; les grandes 7,5 ml. Ces « cartonnettes » sont placées entre les têtes de cadres et le couvre-cadre. Celles-ci risquent d’être évacuées et/ou propolisées.
Maguy nous a aussi informé qu’elle prépare elle-même ses sirops de nourrissement (contradictoire avec ce que préconisait André Mercier lors de notre précédente conférence), à base de sucre cristallisé du commerce et tisane de plantes locales (ortie, achillée…). Elle a souligné que les anciens apiculteurs utilisaient des tisanes pour leurs abeilles.
Elle nous a aussi fait part des recommandations de Monsieur Labeste qui conseille l’utilisation d’un sirop aux huiles essentielles et aux vitamines (usage vétérinaire pour chiens et chats).
La formule est disponible sur :
http://www.mathieua.fr/blog/2015/07/03/les-huiles-essentielles-en-apiculture/#sthash.boSWT339.dpbs
Elle nous a aussi parlé de l’apiculteur français, Marc Gatineau, qui propose un mélange d’huiles essentielles à ajouter au sirop de nourrissement pour stimuler la colonie et renforcer ses défenses immunitaires. La formule est également disponible sur la page Web mentionnée précédemment.
Pour rappel, le rôle des vitamines est important car les abeilles ont de très grands besoins nutritionnels. Une abeille pèse +/- 100 mg et consomme environ 40 mg de miel/jour pour ses besoins d’entretien et 140 mg pour ceux de butinage. Ce qui fait dire que l’abeille est une sportive de haut niveau !

Compte rendu écrit par D. Mathieu, Conférencier apicole et membre de l’Abeille du Hain

conférence M Gilson

Hivernage – conférence de A.Mercier

Hivernage – conférence de A.Mercier

La conférence portant sur la préparation à l’hivernage des colonies a été animée par André Mercier à la Maison du Bois d’Haumont de 20h15 à 23h00.
Organisée par l’Abeille du Hain, elle a été clôturée comme à l’accoutumée par le verre de l’amitié. Merci à toutes les personnes présentes, leur nombre était important malgré la période de vacances propice au butinage lointain des apiculteurs.

API conf. A. Mercier
Les ruches

L’humidité est un ennemi important des colonies. Elle s’imprègne dans le bois des ruches et rend l’habitacle inconfortable et insalubre. Pour l’éviter, André Mercier préconise d’utiliser des ruches à double paroi. De cette manière, les ponts thermiques sont rompus et les abeilles hivernent beaucoup mieux. Les abeilles chauffent la grappe (22°) et non l’habitacle.Il préconise l’utilisation de ruche en plastique, à double paroi. Si on n’en possède pas, il conseille d’utiliser des partitions. Ainsi, une colonie logée dans 1 Dadant 10 cadres hivernera sur 8 cadres, avec 2 partitions en rive, à gauche et à droite du nid.

Il nous conseille également de ne pas enlever la propolis sur le grillage des plateaux grillagés, car la ventilation est exagérée et les abeilles propolisent pour la diminuer. Ici aussi, l’idéal est d’utiliser un plateau plastique (marque connue) car la ventilation est plus douce (la surface totale des trous < la surface totale des trous en grillagé).

Concernant la protection des bois, André Mercier nous conseille d’utiliser des lasures d’imprégnation  à l’extérieur des éléments de ruches. Pour l’intérieur (et oui, il peint aussi à l’intérieur)  il conseille une peinture émail. Il faut évidemment laisser sécher la peinture pendant plusieurs mois.
Il remet en question l’imprégnation des ruches à la cire micro-cristalline qui, pour être efficace, devrait être appliquée dans un caisson à vide.

Il remplace ses couvre-cadres en bois par des plaques de verre de 1 cm d’épaisseur, trouées au centre pour le nourrissement. Cette pratique lui permet d’observer l’évolution de la grappe sans ouvrir la ruche.
Il nous rappelle que l’ouverture de la ruche perturbe la colonie pendant 2 jours et que l’enfumage de la colonie provoque la consommation de miel. En janvier, si la grappe est située à 5 cm en dessous du plateau en verre, tout va bien. Par contre, si les abeilles sont collées au verre, il faut nourrir rapidement avec 1 kg de fondant .

Il hiverne ses ruches chacune équipée d’une hausse. Cette configuration permet d’avoir des colonies très fortes, dans le respect de la répartition du couvain (en bas), du pollen (au centre) et du miel (en haut et dans la hausse). Au printemps (mars), les cadres de réserve sont grattés. Les abeilles vont consommer les réserves et seront ainsi stimulées.

Il nous rappelle que les cadres de pollen doivent toujours être mis en rive, car la reine ne franchit jamais un cadre de pollen. Un cadre de ce type, entre deux cadres de couvain, constituerait une barrière et le cadre de couvain isolé ne serait plus pondu.

Nourrissement

André Mercier nous propose le calendrier suivant.

15/08 – Traiter contre varroa, de telle manière à ce que les futures abeilles d’hiver ne soient pas infestées

25/08 – Stimuler modérément (240 ml de sirop /  jour) avec du sirop de très bonne qualité (Trim-o-bee : l’invertase est obtenue par hydrolyse alors que chez Saint-Ambroise, par ex. c’est par acidification).

05/09 – Poursuivre le nourrissement, à volonté cette fois-ci (on dépasse les 240 ml / jour // grand volume)

15/09 – Arrêter le nourrissement, ne plus rien donner.

Pourquoi ne pas utiliser le sucre blanc cristallisé?
Il contient du HMF ( hydroxyméthylfulfural= dégradation du fructose = poison pour nos abeilles); il cristallise en hiver dans les cellules (nécessitera donc de l’eau pour être dilué et pour pouvoir être consommé, mais l’eau n’est pas toujours disponible); il provoque l’atrophie des glandes hypopharyngiennes.

Pourquoi ne plus rien donner après le 15/09 ?
Les abeilles sont usées par le travail de stockage.
Les jeunes abeilles qui vont devoir passer l’hiver n’ayant plus rien à stocker vont conserver leur vigueur.

Varroa

Le principal ennemi des abeilles. Transmet de nombreux virus aux abeilles. Se propage très vite (les abeilles laissent rentrer les butineuses étrangères en dérive si elles ont le jabot plein; et avec le jabot plein, les varroas qu’elles transportent et les virus éventuels). Les ruches en fin de lignes sont les plus peuplées et… les plus contaminées.

Il faut traiter les essaims dans les cloches. L’idéal est d’utiliser 2 bandes d’Apistan qui reste actif 2 années de suite si on prend soin de bien le protéger de la lumière.

André nous sensibilise au fait que l’Apivar est efficace s’il n’y a pas de couvain, que le Thymol n’est plus actif et que l’Apistan reste le meilleur.
Le traitement à l’acide oxalique est selon lui très mauvais car entraîne des lésions irréversibles chez la reine.

Si on hiverne nos ruches munies de hausse, l’Apistan est appliqué seulement entre les cadres de corps. Rien dans les hausses.

Traitement Bio contre varroa

A utiliser au printemps.
Bien mélanger 3 parties d’essence de lavande à 1 partie d’huile d’amande douce.
Mettre 20 gouttes de ce mélange tous les 2 jours sur des carrés de 5 cm de côté découpés dans des lingettes.
Placer 1 lingette / ruche sous le trou d’aération.
L’odorat du varroa est perturbé. Il ne retrouve plus la bouillie larvaire avec laquelle il se nourrit et il meurt de faim.
Autres informations utiles

Traiter les cadres pendant 48 h à – 20°C dans le congélateur. Transférer ensuite dans des boîtes étanches. Très efficace contre la fausse teigne.

Comment savoir si une ruche est orpheline?
Placer son oreille contre la paroi de la ruche. Frapper. Si le bruissement ne s’arrête pas immédiatement, la ruche est orpheline. (Au trou de vol- Heinrich Storch.)

Synthèse de Daniel Mathieu.

Remarque : les avis relatifs aux différents produits et marques n’engagent que le conférencier.

Session 2014-2015

Session 2014-2015

Voilà que nos cours d’apiculture sont (déjà) terminés !

Certain(e)s d’entre nous terminent leurs 2 années de cours, d’une qualité irréprochable, selon moi.

Merci à tou(te)s nos enseignant(e)s de nous avoir transmis leur savoir comme leur savoir-faire avec autant de patience que de passion !

Merci aussi aux administrateurs bénévoles du cercle de l’Abeille du Hain qui œuvrent souvent
dans l’ombre pour le bien-être des membres.

J’en profite pour rappeler que si « notre » cercle offre différents services non négligeables et
chacun est toujours le bienvenu pour faire un petit coucou ou donner un petit coup de pouce lors des différentes activités, en fonction de ses disponibilités.

J’espère que nous nous reverrons régulièrement à l’une ou l’autre activité apicole
car la convivialité vécue pendant nos 2 années d’études mérite d’être entretenue.

Je vous dis donc une nouvelle fois merci en souhaitant bonne chance à ceux qui démarrent ou poursuivent les cours dès le 10 octobre prochain.

J’en terminerai en rappelant à ceux et celles qui n’ont pas la possibilité d’avoir un rucher dans leur jardin, qu’il est toujours envisageable de bénéficier d’un emplacement au rucher didactique situé à Caramand (moyennant une convention).

A bientôt et … bonne vacances !

Marcel

API session cours 2014 - 15

Remérage d’une ruche

Remérage d’une ruche

Le 15 juin 2015, Gérald Olivier

Le remérage d’une ruche, c’est-à-dire le renouvellement de la reine, peut intervenir pour plusieurs raisons.
Dans mon cas, il s’agissait initialement d’introduire une reine fécondée dans une colonie supposée orpheline. L’introduction d’un cadre de couvain « test » une semaine auparavant n’a cependant pas permis de confirmer cette hypothèse. En effet, aucune cellule royale n’a été étirée à partir du jeune couvain. Il est important de faire ce test, sinon l’introduction d’une nouvelle reine était vouée à l’échec. Je devrai chercher ailleurs pour comprendre le blocage de ponte de cette colonie.
J’ai donc décidé de procéder au renouvellement de la reine d’une autre de mes colonies. Une colonie qui a la particularité de ne pas se développer. La ponte est irrégulière et le renouvellement de la reine par supersédure l’année dernière n’a pas donné de meilleurs résultats. Pour ce faire, j’ai orpheliné la colonie un matin vers 10h30. J’ai ensuite attendu 6 heures avant d’introduire la nouvelle reine fécondée. Cette reine, que j’avais récupérée un jour auparavant au rucher Ecole de l’Abeille du Hain, était protégée dans une cage Nicot avec un peu de candi. Après avoir préalablement retiré la languette qui obstruait l’accès à la réserve de candi et qui permettra à la reine de sortir une fois le candi consommé, j’ai suspendu la cage à un fil et l’ai placée au coeur du couvain.
Il ne me reste plus qu’ à attendre 10 jours, sans déranger la colonie, afin de vérifier si la reine a été acceptée. Croisons les doigts!
PS: un tout grand merci à Agnès Beulens pour ses précieux conseils, au rucher école de l’Abeille du Hain et Guy Seressia pour son cours sur le picking.

remérage1 remérage2

 

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Suite et fin , le 25 juin 2015 :

Durant 10 jours, j’ai veillé à ne pas déranger la colonie pour ne pas provoquer d’emballement. Ce n’est donc que 10 jours plus tard que j’ai pu connaitre le verdict. Et là, bonne nouvelle ! La nouvelle reine a bien été acceptée, des oeufs sont bien présents et la dynamique de la colonie est déjà tout autre. Peut-être enfin une récolte de miel pour cette colonie ?

Reine marquée Remérage